LE WAIQI LIAOFA

La thérapie par émission de Qi est une des branches de la médecine chinoise appelée Waiqi Liaofa.

Ayant enrichi sans cesse ses connaissances depuis plus de trois mille ans, sans jamais renier ses acquis précédents, la médecine chinoise compte aujourd’hui un très grand nombre de techniques pour « penser à » (n’oublions pas que le terme de médecine vient du latin : medicina mederi qui signifiait « penser à, s’occuper de », d’où « panser » et « soigner »). Si la pharmacopée, l’acupuncture et le massage Tuina en constituent les méthodes principales, le traitement le plus ancien, et donc le plus traditionnel en fait, est bien celui du soin par émission du Qi : Waiqi liaofa.

Aux origines de toute médecine se trouve le chaman ; c’est lui qui dans les communautés archaïques (c’est-à-dire des origines) a charge du lien entre les énergies céleste et terrestre. Il assure la verticalité fondamentale de la relation axiale qui unit le Ciel-Père à la Terre-Mère. Il constitue le lien, le liant, qui place l’Homme-Fils au centre d’une dualité et qui l’enracine en le spiritualisant. Le chaman est un capteur et un émetteur, il reçoit et il transmet. Mais ce qu’il reçoit et ce qu’il transmet, ce sont des énergies, de l’énergie, du Qi, dira la tradition chinoise. Aussi le chaman n’est pas un être passif qui ne fait que transmettre ce qu’il reçoit sans le modifier, c’est tout au contraire un être de transformation. Entre les énergies du Ciel et celles de la Terre, il est nécessaire qu’il existe un « transformateur » de l’information. Est chaman celui qui est capable de modifier en lui les énergies de polarité yang en énergies yin. Car sans cette faculté de transformation rien ne peut opérer, aucun pouvoir effectif ne peut descendre du Ciel pour se réaliser sur Terre.

Dans la culture chinoise qui était restée jusqu’à une époque récente extrêmement proche de ses origines et qui ne s’était pas encore coupée de ses racines, cette médecine naturelle était extrêmement répandue. A présent, le chaman s’est donc reconverti en un docteur estampillé par la faculté de médecine avec comme spécialisation le Qigong médical.

Pour celui qui a assisté au déroulement d’un soin par Qi externe, il est évident que l’esprit « chamanique » persiste. N’oublions pas en effet que la maladie est étymologiquement du "male habitus" et que tout acte thérapeutique qui se respecte devrait donc commencer par cette expulsion du pervers interne -Xieqi. Ce n’est qu’après l’élimination de cette énergie viciée que le « bon » Qi -Zhengqi- peut être activé, sinon, comme nous l’enseigne la médecine chinoise, en tonifiant, nous ne ferons jamais que conforter l’énergie « perverse ».

Dans ma pratique, j'ai découvert que je pouvais "aspirer" une énergie perverse pour la libérer du corps, dynamiser une énergie faible, libérer et retracer un méridien.

Dans les traitements sur les problématiques de poids et de cellulite, j'ai constaté que sur un plan énergétique, les zones chargées de masse graisseuse étaient obstruées par une énergie stagnante; je peux alors procédé à un traitement qui s'apparente à une lipo-succion, mais sur un plan énergétique. Une fois la zone dégagée, les tissus retrouvent une respiration interne, jusqu'alors impossible. Cette respiration interne des tissus, muscles va brûler les graisses emprisonnées dans la zone concernée.

Dernière mise à jour de cette rubrique le 16/04/2008