EFFET DU MASSAGE THERAPEUTIQUE

Nous savons que les effets du massage sont non seulement physiologiques mais aussi psychologiques. En exerçant à la surface de la peau toute une gamme de pressions et de manipulations, on peut stimuler un nombre important d'éléments douloureux ou en phase de dysfonctionnement à l'interne. Muscles, vaisseaux sanguins, vaisseaux lymphatiques, système neurologique ainsi que quelques organes internes, sont au nombre des éléments de l'organisme qui répondent le mieux aux traitements par massage. Les gens souffrant de constipation chronique, par exemple, recourent souvent aux massages pour les soulager et stimuler le bon fonctionnement de leur intestin. Le massage peut avoir un effet calmant ou stimulant, selon l'orientation que l'on souhaite lui donner. Sous la peau se trouvent de nombreuses terminaisons nerveuses sensorielles. On pourrait dire que ce sont autant de mini-récepteurs qui réagissent considérablement aux manifestations tactiles. Une fois stimulés par une quelconque manipulation, ces récepteurs envoient des impulsions nerveuses à la moelle épinière, laquelle les achemine ensuite en message de bien-être au cerveau. C'est alors qu'aux douleurs éprouvées succèdent des images et des sensations agréables. Par ailleurs, l'exercice d'un massage a pour effet de libérer des endorphines chez le sujet. Les endorphines, sécrétées par le cerveau, notamment par l'hypophyse et l'hypothalamus, procurent à l'être humain une sorte d'extase, d'euphorie qui le plonge dans un bien-être incommensurable. De plus, elles possèdent également des propriétés analgésiques contre la douleur.

Cet état euphorique crée par le massage est si bénéfique que de plus en plus, on utilise les techniques de massages sur les jeunes enfants et même sur les bébés pour les soulager des coliques et de différents malaises.

Dans la pratique du massage thérapeutique, on observe quatre mouvements de base utilisés par les thérapeutes.

Les effleurements. Il s'agit de détendre les muscles à la surface tout en laissant au patient le temps d'apprivoiser le contact des mains du thérapeute.

Le pétrissage. Il s'agit de pétrir les masses de chair plus molles. Ces pétrissages décontractent les muscles, aussi bien en surface qu'en profondeur mais ils activent également la circulation sanguine de la zone sur laquelle on les pratique. Le thérapeute peut effectuer des cercles sur les parties charnues comme les fesses, les épaules, les hanches dans le but de décontracter des muscles tendus ou des nœuds. Il pourra exercer,  une pression sur une zone douloureuse.

Les frictions. Les frictions sont des manipulations destinées à créer l'espace nécessaire entre les tissus lorsque ceux-ci semblent s'amalgamer sous la tension d'un stress quotidien. En amenant les fibres musculaires vers un état de relaxation, on contrevient à l'état spasmodique qui les maintient en réaction agressive constante. Si l'on tient compte que beaucoup de travailleurs modernes oeuvrent dans des bureaux, on observe que les points de douleurs associés aux spasmes musculaires se trouvent le plus souvent au niveau de la zone cervicale et entre les omoplates. Les spasmes musculaires, si fréquents de nos jours ainsi que les amalgames de masses fibreuses réagissent bien à ce type de traitement.

Les percussions. Le masseur stimule la circulation des fluides et d'une certaine façon permet à l'énergie vitale du corps humain, énergie toujours associée au fameux Chi des philosophies orientales, d'être réactivée. Ces percussions s'expriment soit par des hachements, des claquades ou des tapotements. On les pratique strictement sur les parties les plus dodues du corps humain, le thérapeute imprime sur la peau une sorte de légère aspiration qui attire le flux sanguin à la surface du derme. Cette technique permet donc aux terminaisons nerveuses ainsi qu'aux tissus sous-cutanés de se ressourcer en réactivant leur activité normale.

Les massages sont aujourd'hui prescrits pour plusieurs problèmes de santé dont l'anxiété et le stress, l'arthrite, l'asthme et les bronchites, l'athérosclérose, les coliques, les constipations, les crampes menstruelles, les étourdissements, l'hyperactivité, l'insomnie, les maux de dos, les maux de tête et les migraines, les névralgies, les palpitations cardiaques, les troubles de grossesse.

Dernière mise à jour de cette rubrique le 14/04/2008