Orthorexie (l’obsession de manger sain), boulimie, anorexie, obésité, régimes permanents, les troubles alimentaires jalonnent souvent le parcours alimentaire des femmes. « Nos habitudes culinaires, nos préférences alimentaires représentent notre manière de fonctionner dans la vie. Pour beaucoup d’entre nous, manger se limite à avaler, anesthésier les frustrations du quotidien, oublier les blessures de l’âme » nous confie Michel Gillain, thérapeute selon la méthode Gestalt-thérapie et auteur de « ma cuisine intérieure » (Ed Open Way).
Que signifie la pulsion qui nous pousse à nous gaver ou à nous priver ?
De quoi sommes nous affamées ? Pourquoi sommes nous sans cesse sur la balance ? La relation déséquilibrée avec l’alimentaire est le premier symptôme de nos émotions et de nos frustrations. En recherchant les motifs de notre impuissance, de notre culpabilité ou de notre désarroi, on retrouve la fluidité, on se libère de la mésestime de soi, on se débarrasse même de ses allergies à certains aliments.Les troubles des conduites alimentaires sont à l'intersection de plusieurs problématiques propres à chacun. Depuis quelques années, ces troubles sont répertoriés comme maladies psychiatriques. Que ce soit l'anorexie, la boulimie, l'hyperphagie ... elles ont toutes un retentissement sévère, somatique et social, sur l'individu et son entourage.